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la maladie du salarié dès lors qu'elle l'oblige à
interrompre son activité et l'empêche ainsi de fournir
le travail pour lequel il est normalement payé pose deux
questions principales :
- la maladie entraîne-t-elle la rupture du contrat de travail
?
- de quels revenus disposera le salarié pendant sont arrêt
de maladie ?
Attention : ce chapître ne concerne ni les
accidents du travail , ni les maladies
professionnelles
plan de l'article :
1°) l'arrêt maladie :
établissement , contrôle
2°) les effets du de l'arrêt
maladie sur le contrat de travail -les obligations du salarié,
les obligations de l'employeur
3°) les ressources pendant
l'arrêt maladie
4°) la fin de l'arrêt maladie
: la visite de préreprise : R4624-23 et la visite de reprise R4624-21
5°) le
licenciement pour absence liée à la maladie :
6°) jurisprudence
1°) L'arrêt maladie son établissement
, son contrôle , l'information de l'employeur.
A) La prescription de l'arrêt de travail
La maladie ou l'accident du salarié n'ont d'incidence
sur la relation de travail qu'à la condition que le salarié
soit empêché par leur fait d'accomplir sa prestation
de travail.
Si c'est effectivement la maladie ou un accident qui sont à
l'origine de la suspension du contrat de travail , encore faut-il
qu'il soit médicalement constaté que le salarié
est dans l'incapacité temporaire de travailler et que cela
soit attesté par un certificat médical.
C'est l'objet de l'arrêt de travail prescrit par le médecin
traitant qui , tout à la fois , marque le point de départ
de la suspension du contrat et en apporte la justification.
L'arrêt maladie peut être contrôlé
soit par la CPAM , soit par l'employeur .
La CPAM le contrôle par l'intermédiaire d'un
contrôleur qui se déplace à domicile , soit
par l'intermédiaire du Médecin Conseil de la CPAM
: le constat par la sécurité sociale de l'aptitude
à reprendre le travail aboutit à la suppression des
indemnités journalières. Cette décision peut
être contestée devant le Tribunal des affaires de la
Sécurité sociale (TASS)
L'employeur le contrôle par un Médecin Contrôleur
appartenant en général à une association indépendante
, s'il conclut à l'aptitude à reprendre le travail
cela exonère l'employeur du paiement du complément
aux indemnités journalières de la Sécurité
Sociale . Cet avis peut être annulé par l'établissement
par votre médecin traitant d'un nouvel arrêt de travail
et peut être contesté devant le Conseil des Prud'hommes
auquel il sera demandé une expertise.
Un tel constat peut en effet servir de base AVEC D'AUTRES GRIEFS
à un licenciement pour faute et n'est donc pas à prendre
à la légère -
Vous pouvez aussi faire infirmer l'avis du médecin contrôleur de l'employeur par une visite de préreprise à la médecine du travai dans le cadre de l'article R4624-23 du du code du travail :
Article R4624-23
"- En vue de faciliter la recherche des mesures nécessaires, lorsqu'une modification de l'aptitude au travail est prévisible, un examen médical de préreprise préalable à la reprise du travail peut être sollicité à l'initiative du salarié, du médecin traitant ou du médecin conseil des organismes de sécurité sociale, préalablement à la reprise du travail. L'avis du médecin du travail est sollicité à nouveau lors de la reprise effective de l'activité professionnelle."
La médecine du travail peut sursoir à toute décision dans l'attente d'une expertise qu'elle commandera.
B) L'information de l'employeur
L'information de l'employeur est une obligation qui pèse
sur le salarié.A défaut le salarié est en état
d'absence injustifiée.
Rappelons à cette occasion que vous disposez de 48 heures
pour faire parvenir l' arrêt de travail à votre employeur
et qu'il est plus que conseillé de téléphoner
ou faire téléphoner à la première heure
d'absence afin de faciliter l'organisation de votre remplacement.
Toutefois la suspension du contrat de travail court dès
la prescription de l'arrêt et non à la réception
de celui-ci par votre employeur.
De ce fait l'information tardive de l'employeur ne s'analyse pas
comme un "abandon de poste"
*mais comme un manquement au devoir de loyauté ou d'exécution
de bonne foi du contrat de travail,
* ou, si l'obligation d'avertir l'employeur dans un certain délai
a été définie dans le contrat de travail ,
le réglement intérieur de l'entreprise par exemple, comme un manquement à une obligation conventionnelle.
Dans tous les cas l'absence d'information de l'employeur sur l'existence
d'un arrêt maladie ou son information tardive peut générer
une sanction qui cumulée avec d'autres griefs peut aller
jusqu'au licenciement. Il en est de même de la non reprise
du travail au terme de l'arrêt maladie .
En
aucun cas vous ne pouvez "être démissionné"
pour cause d'absence non justifiée , la procédure
à suivre par l'employeur pour mettre un terme à votre
contrat de travail qui n'est que suspendu sera celle du licenciement
- l'employeur ne peut pas non plus solliciter la résolution judiciaire
du contrat de travail (Cass soc 9 mars 1999 : Bull civ V n°
108 RJS 4/99 N° 505)
2°) Les effets de la maladie sur le contrat
de travail ?
La délivrance d'un arrêt maladie génère
des obligations nouvelles pour le salarié et l'employeur.
A) les obligations du salarié pendant son arrêt maladie
1°) la suspension du contrat de travail
libère le salarié de l'obligation d'éxécuter
sa prestation de travail
La suspension du contrat de travail libère le salarié
de l'obligation d'exécuter sa prestation de travail et cela
sans restriction puisque le salarié n'est pas tenu de
poursuivre une quelconque collaboration avec l'employeur pendant
l'arrêt de travail.
L'employeur ne peut pas vous demander de traiter à domicile
tout ou une partie de vos tâches.
La Cour de cassation réforme en conséquence l'arrêt
de la cour d'appel qui a omis de rechercher si l'employeur ne demandait
pas un travail important à son salarié en arrêt
de maladie en lui demandant de lui remettre les contrats et primes
restant en sa possession même si cela privait bien entendu
l'employeur d'une partie des encaissements qu'il attendait (partie
négligeable au regard du chiffre d'affaires d'Axa)
(Cass
soc 25/6/2003 , pourvoi 01-43155 Magusto c/ Sté AXA).
2°) le fait pour le salarié
de ne pas respecter les dispositions de la sécurité
sociale pendant un arrêt maladie ne constitue pas une cause
de licenciement SAUF SI vous avez parallèlement une attitude
déloyale envers l'employeur.
La Cour de Cassation rappelle aux employeurs qu'ils ne peuvent justifier
le licenciement d'un salarié suite à la constatation
de l'inobservation par le salarié de ses obligations à
l'égard de la sécurité sociale tenant aux heures
de sorties autorisées. L'exercice d'une activité
non rémunérée pendant un arrêt de
travail provoqué par la maladie, ne constitue pas en lui-même
un manquement à l'obligation de loyauté qui subsiste
pendant la durée de cet arrêt. Pourvoi
n°00-40894 Cassation sociale 4/6/2002
L'arrêt
de la chambre sociale de la Cour de Cassation du 16/6/1998 n°
3415 PB Genevese c/ SARL Ley's est particulièrement clair
à ce sujet :
" le fait pour un salarié d'effectuer un voyage d'agrément
dans un pays lointain pendant une période d'arrêt de
travail médicalement justifiée ne constitue pas une
cause réelle et sérieuse de licenciement .
En effet,
* d'une part les obligations du salarié vis à vis
de la sécurité sociale ne peuvent justifier de son
licenciement ,
* d'autre part le salarié se trouvait en période
de suspension de son contrat de travail en sorte que les faits
qui lui étaient reprochés ne consituaient pas un manquement
aux obligations résultant du contrat de travail dès
lors qu'il n'était pas soutenu que le salarié ait
commis un acte de déloyauté "
3°) la suspension du contrat de travail laisse subsister
l'obligation de loyauté dont est tenu le salarié envers
l'employeur
Pendant son arrêt de maladie , l'obligation de loyauté
impose au salarié de s'abstenir d'accomplir certaines activités
:
* celles qui le conduiraient à des actes de concurrence
au préjudice de son employeur ce qui n'est que l'application
de l'obligation générale de loyauté ,
* mais également celles qui se révèleraient
incompatibles avec le motif de la suspension c'est à dire
l'incapacité de travail résultant de la maladie ou
de l'accident et notamment à des activités de travail
qui heurtent manifestement l'incapacité de travail affectant
le salarié :
Ainsi il a été jugé que constituait un comportement
déloyal :
"le fait pour un salarié en congé de maladie de travailler habituellement sur le chantier d'une maison de
construction avec trois ouvriers sous ses ordres (cass soc 21/07/1994
: Bull civ V n° 250 RJS 8-9/94 n° 974)
ou "le fait pour un salarié pendant un arrêt de
travail d'éxécuter lui-même d'importants travaux
de remise en état dans son immeuble trompant ainsi son employeur
sur son état de santé et privant indûment de
ses services l'entreprise (Cass
soc 21 mai 1996 : RJS 7/96 n° 782)
"De même il pèse sur le salarié une
obligation de restituer à l'employeur les éléments
matériels qu'il détient et qui sont indispensables
à la poursuite de l'activité de l'entreprise" (Cass
soc 18 mars 2003 pourvoi 01-41343 union mutuelle solidarité
c/Clain) concernant un salarié qui refuse de communiquer
son mot de passe.
Dans le même sens (Cass
soc 6/2/2001 pourvoi 98-345 Laboratoires pharmaceutiques Dentoria
c/Bardagi) concernant un VRP refusant de remettre son fichier client à
son employeur.
Toutefois la Cour de cassation rappelle que cette demande de l'employeur
est justifiée " à condition que la restitution
de très nombreux documents n'implique pas pour le salarié
l'accomplissement d'une prestation de travail "...
Par conséquent n'est pas justifié le licenciement
pour faute grave d'un agent producteur d'une société
d'assurances en arrêt maladie depuis 10 mois qui après
plusieurs relances n'avait pas remis à son employeur les
contrats et primes restant en sa possession qui ne pouvait donc
pas donner lieu à encaissement (Cass
soc 25/6/2003 , pourvoi 01-43155 Magusto c/ Sté AXA)
B ) les obligations de l'employeur pendant l'arrêt maladie
du salarié
1°) Les absences de courtes
durées pour maladie ou accident ne
constituent pas une cause de rupture du contrat de travail .
Le contrat de travail est simplement "suspendu" et vous
devez retrouver votre emploi à la fin de votre absence.
Cette disposition est valable que l'on soit en contrat à
durée indéterminée ou en contrat à durée
déterminée .
Ce principe est repris par un grand nombre de conventions collectives
qui fixent la durée pendant laquelle le contrat de travail
est suspendu : il est donc intéressant de consulter la convention
collective dont vous dépendez en cas de problèmes
de santé
Dans le cas d'un contrat à durée déterminée
, il n'y a pas réimputation de votre période d'absence
maladie au delà de la date de fin de contrat . Votre contrat
à durée déterminée peut donc arriver
à terme pendant votre absence pour maladie sans que vous
soyez repris(e).
Toutefois la maladie n'empêche nullement votre employeur
de vous licencier pour un tout autre motif : désorganisation
de l'entreprise , motif économique , faute personnelle etc
...
Rappelons à cette occasion que bien qu' en congé maladie
vous devez néanmoins vous rendre à un entretien préalable
à licenciement organisé pendant les heures de sorties
autorisées .
La maladie ne peut donc faire échec à une procédure
de licenciement qui ne lui est pas liée . Il vous est toutefois
possible de solliciter le report de l'entretien préalable
dans une délai raisonnable si vous justifiez d'une bonne
raison vous empêchant de vous y rendre au jour et à
l'heure indiquée.
nous vous proposons de
consulter la fiche particulière relative au licenciement
pour cause de désorganisation de l'entreprise liée
à l'absence pour maladie
2°) la suspension du contrat de travail
libère l'employeur de son obligation de payer un salaire
Le principe c'est que le salaire n'est plus versé pendant
la durée de l'arrêt maladie et que le salarié
perçoit par l'intermédiaire de la caisse primaire
d'assurance maladie dont il dépend des indemnités
journalières.
Toutefois une garantie de ressource visant à maintenir au
salarié en arrêt de travail tout ou partie de sa rémunération
a été instituée par l'accord national interprofessionnel
du 10 décembre 1977 et par de nombreuses conventions collectives
auquelles les salariés devront se reporter pour connaître
leurs droits.
Ces dispositions imoosent à l'employeur dans certaines
conditions le paiement d'une indemnité ayant la nature
juridique d'un complément de salaire et destinée à
compléter les indemnités journalières de la
sécurité sociale.
Cette obligation de paiement d'un complément de salaire
est levée en cas de refus illégitime du salarié
de se soumettre à une visite de contrôle initiée
par l'employeur ou lorsque la contre visite médicale conclut
à son aptitude au travail.
Ce constat d'aptitude peut être contesté :
* par l'octroi d'un nouvel arrêt maladie par le médecin
traitant le jour même,
* par un référé devant le Conseil des Prud'hommes
demandant une expertise.
Nous vous proposons de consulter le chapître
consacré aux ressources du salarié pendant l'arrêt
de maladie
Les ressources du salarié en cas d'arrêt
de maladie
Ils sont composés des indemnités journalières
de Sécurité sociale et éventuellement d'un
complément de rémunération versé par
l'employeur.
A ) Les indemnités journalières
Les indemnités journalières sont dues à partir
du 4ième jour d'arrêt sous réserve d'ouverture
des droits pour l'année civile en cours laquelle est subordonnée
aux conditions suivantes :
1° Pour avoir droit aux indemnités journalières de l'assurance maladie pendant les six premiers mois d'interruption de travail, ... l'assuré social doit justifier aux dates de référence prévues aux
2° et 3° de l'article R. 313-1 :
a) Soit que le montant des cotisations dues au titre des assurances maladie, maternité, invalidité et décès assises sur les rémunérations qu'il a perçues pendant les six mois civils précédents est au moins égale au montant des mêmes cotisations dues pour un salaire égal à 1 015 fois la valeur du salaire minimum de croissance au premier jour de la période de référence ;
b) Soit avoir effectué au moins 200 heures de travail salarié ou assimilé au cours des trois mois civils ou des quatre-vingt-dix jours précédents.
L'assuré doit en outre justifier de dix mois d'immatriculation à la date présumée de l'accouchement pour bénéficier des indemnités journalières de l'assurance maternité.
VOIR LA SOURCE DE CES DISPOSITIONS .
(Mes remerciements à mon internaute BRIGITTE pour la mise à jour de l'information. )
Outre la couverture universelle , il existe des dispositions dérogatoires
pour les nouveaux assurés , les chomeurs , les mères
de famille de trois enfants et plus , les chômeurs se renseigner
auprès de votre caisse primaire d'assurance maladie .
La CPAM peut contester la validité de votre arrêt
maladie : un contrôle de votre état de santé
sera effectué par le médecin conseil de la Caisse
, s'il conclut à la possibilité de reprendre normalement
vos activités professionnelles cela entrainera l'arrêt
de versement des indemnités journalières . Vous pouvez
faire appel de cette décision devant le TASS : tribunal des
affaires de la sécurité sociale.
B ) Le complément d'indemnisation
Les conventions collectives sont nombreuses à prévoir
un complément d'indemnisation à la charge de l'employeur.
Ce complément d'indemnisation non cumulable avec les
indemnités journalières de sécurité
sociale prend la forme d'un maintien du salaire total ou partiel
après un délai de carence de quelques jours .
Le montant , le point de départ et la durée
du maintien de la rémunération ainsi que les conditions
d'ancienneté varient suivant les conventions collectives.
Les salariés compris dans le champ d'application de l'accord
sur la mensualisation (voir
la liste des salariés exclus) et ayant au moins 3
ans d'ancienneté bénéficient au minimum :
- du maintien du salaire à 90% de la rémunération
brute à partir du 11ième jour d'arrêt maladie
et pendant 30 jours
- puis des 2/3 de la rémunération brute pendant les
30 jours suivants.
Les délais d'indemnisation sont augmentés de 10 jours
par période entière de 5 ans d'ancienneté au
delà des 3 premières années dans la limite
de 90 jours pour chacune des période soit 180 jours au total.
Ces conditions d'ancienneté ne s'appliquent pas aux femmes
enceintes.
Attention : il s'agit de jours d'arrêt de travail , donc de
jours "calendaires" y compris samedis et dimanches.
La rémunération brute à prendre en compte est
celle que vous auriez touchée si vous aviez travaillé.
Les conventions collectives prévoient des conditions plus
favorables pour les accidentés du travail et les personnes
qui souffrent de maladies professionnelles et l'accord de mensualisation
lui même prévoit le maintien du salaire à 90%
dans ce cas dès le premier jour d'absence et non dès
le 11ième jour d'absence.
Attention : même prescrite par un médecin
, à défaut d'accord , d'usage ou de convention , la
cure thermale ne donne pas lieu au versement du complément
d'indemnisation , sauf incapacité de travail.
Jurisprudence sur le calcul du complément d'indemnisation
Un accord collectif contient une disposition prévoyant
qu'après un an de présence dans l'entreprise,
en cas d'absence pour maladie ou accident, l'employeur doit
compléter les indemnités journalières versées
par les organismes de sécurité sociale et par
un régime complémentaire de prévoyance,
afin d'assurer à l'intéressé des ressources
égales à tout ou partie de ses appointements mensuels.
Un litige est survenu concernant le mode de calcul de l'indemnité
complémentaire versée par l'employeur.
La Cour de Cassation le 4 juillet 2002, retient que les différents
accords et avenants conclus, ont pour objet de faire en sorte
que le complément d'indemnité versé par
l'employeur au salarié absent pour maladie ou accident,
permette au salarié de conserver son salaire net d'activité.
Dès lors, seule la prise en compte du montant net de
l'indemnité journalière permet de maintenir au
salarié ledit salaire net d'activité. Le calcul
du complément versé par l'employeur doit prendre
en compte le montant net de l'indemnité journalière. |
La fin de l'arrêt maladie : visite
de reprise et de préreprise
Lorsque votre médecin traitant vous a octroyé pour
raison de santé un arrêt de travail de plus 21 jours
vous devez à son terme subir une visite par le médecin
du travail .
L'article
R4624-23 du code du travail prévoit la possibilité
tant à l'initiative du salarié que de l'employeur
de faire une visite de préreprise avant la fin de l'arrêt
maladie et nous vous invitons à la faire de telle sorte que vous disposiez du maximum de temps possible pour rechercher un reclassement dans un poste prenant en compte votre nouvel état de santé
Article R4624-23
"- En vue de faciliter la recherche des mesures nécessaires, lorsqu'une modification de l'aptitude au travail est prévisible, un examen médical de préreprise préalable à la reprise du travail peut être sollicité à l'initiative du salarié, du médecin traitant ou du médecin conseil des organismes de sécurité sociale, préalablement à la reprise du travail.L'avis du médecin du travail est sollicité à nouveau lors de la reprise effective de l'activité professionnelle."
Dans la pratique le salarié se servira de cette opportunité
si la consolidation de son état de santé nécessite
un aménagement momentané de ses conditions de travail
: mise en place d'un temps partiel thérapeutique etc ...
ATTENTION : L'employeur ne peut pas s'appuyer sur les échanges
liés à la visite de préreprise - même
si la sécurité sociale vous déclare inapte
à l'exercice de tout emploi - pour hâter un licenciement
pour inaptitude. Il doit respecter la procédure de licenciement
pour inaptitude .
Seul l'avis prononcé dans le cadre de la VISITE DE REPRISE
par le médecin du travail sur votre aptitude OU NON à
reprendre votre travail fait cesser les effets de la suspension
du contrat de travail lié à votre arrêt pour
maladie ou accident :
Article R4624-21 du code du travail
- Le salarié bénéficie d'un examen de reprise de travail par le médecin du travail :
1° Après un congé de maternité ;
2° Après une absence pour cause de maladie professionnelle ;
3° Après une absence d'au moins huit jours pour cause d'accident du travail ;
4° Après une absence d'au moins vingt et un jours pour cause de maladie ou d'accident non
professionnel ;
5° En cas d'absences répétées pour raisons de santé.
La responsabilité de l'employeur peut être recherchée
s'il n'organise pas cette visite de reprise. Mais le salarié
peut de sa propre initiative la provoquer .
Dans la pratique le salarié confronté à une
carence de l'employeur concernant l'organisation de la visite médicale
de reprise doit téléphoner à la médecine
du travail pour leur demander de rappeler à l'employeur ses
obligations et parallèlement écrire à l'employeur
pour réclamer l'organisation de la visite médicale
de reprise.
Sans réponse de l'employeur dans un délai correct,
le salarié qui se trouve indûment privé de toutes
ressources (puisqu'il n'est plus en arrêt de maladie et ne
peut légalement reprendre son activité professionnelle
normale) peut
demander au conseil des prud'hommes la rupture de son contrat de
travail du fait de l'employeur et demander les dommages
intérêts afférents (égaux à un
licenciement sans cause réelle et sérieuse) .
Compte tenu de la sévérité des conséquences
pour l'employeur, les visites médicales de reprise ont presque
toujours lieu dans les délais prescrits et si la visite médicale
que vous allez subir conclut à votre aptitude , le contrat
de travail retrouve son plein effet et vous devez retrouver votre
emploi .
Si cette visite conclut
à une inaptitude totale ou partielle , un procédure
particulière a été prévue à laquelle
nous vous renvoyons .
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